Une histoire familiale sur cinq générations, racontée à travers ce qui se voit et s’entend, sinon ce qui se dit. Let’s Not Talk Anymore tisse les destins de cinq générations de femmes de la famille de Weng Pixin, chacune à l’âge de quinze ans. Sa lignée est marquée par les ruptures : son arrière-grand-mère Kuan est arrachée à sa famille dans le sud de la Chine, sa grand-mère Mèi est adoptée par une voisine pour aider aux tâches ménagères, et sa mère, Bing, a le cœur brisé par l’éloignement de son père. Le propre récit de Pixin tourne autour de son sentiment d’isolement et de sa rébellion contre sa mère. Elle prolonge cette lignée en imaginant une fille fictive du futur, Rita, qui interroge l’héritage de sa famille. Sur un siècle entier, Pixin navigue d’une époque à l’autre avec fluidité, alors que chaque femme fait l’expérience de la solitude comme des liens familiaux, de l’espoir comme du manque. À mesure que chaque histoire se déploie, les traumatismes transmis de génération en génération se révèlent, tout comme les relations compliquées qui passent de mère en fille. Les élans créatifs sont étouffés ou encouragés. Elles luttent contre la pauvreté et la négligence. Et à un moment donné, chacune commence à prendre de la distance avec sa situation et à comprendre la femme qu’elle deviendra. Les peintures audacieuses et vibrantes de Pixin comblent de beauté et d’émotion les silences douloureux entre les générations. Ses œuvres font naître des mondes entiers dans lesquels ces femmes évoluent. Let’s Not Talk Anymore est une histoire familiale pleine de moments tendres, où ces femmes trouvent un lien avec les plantes, les animaux et leurs propres élans créatifs, tout en peinant à se rapprocher les unes des autres.