Moomin s’est rapidement frayé un chemin dans le cœur du public nord-américain depuis que Drawn & Quarterly a commencé à publier la série en recueil en 2006. Lancée dans le London Evening News en 1954, elle est devenue à ce jour la série D+Q qui se vend le plus vite. Il y a cinquante ans, les observations de la vie quotidienne de Tove Jansson — fantaisistes mais traversées d’une pointe mordante — ont facilement su capter l’attention d’un public international, et elles résonnent toujours autant aujourd’hui. Ce troisième volume nous ramène dans la Vallée des Moomins, où ses adorables habitants se retrouvent embarqués dans cinq nouvelles histoires. Moomin tombe amoureux d’une demoiselle en détresse, une période de chaleur totalement inhabituelle transforme la vallée en forêt tropicale, et une soucoupe volante s’écrase dans le jardin de Moominmamma. Moominpappa décide de réaliser son rêve en s’installant dans un phare pour écrire un grand roman maritime, avant de découvrir qu’il déteste la mer vue d’aussi près et n’a en fait aucune envie d’écrire à son sujet, tandis qu’une foule de clubs aussi curieux les uns que les autres voient le jour dans la vallée. Moomin et Moominmamma font tout leur possible pour éviter ce joyeux bazar, mais finissent bien sûr par se retrouver eux aussi entraînés dans la pagaille.