Chaque Johnson a son Boswell, et chaque Sticks Angelica a son Michael DeForge. Sticks Angelica est, selon ses propres mots, « 49 ans. Ancienne : olympienne, poétesse, érudite, sculptrice, ministre, militante, gouverneure générale, entrepreneuse, cuisinière, directrice d’école, policière montée, chroniqueuse, libertarienne, violoncelliste. » Après un scandale familial très médiatisé, Sticks s’enfuit dans les bois pour vivre dans un isolement tout relatif, si ce n’était les nombreux animaux qui l’entourent et finissent inévitablement par l’agacer. Sticks est une force arrogante et égocentrique qui s’impose à la flore comme à la faune. Il y a un lapin nommé Oatmeal qui nourrit un amour à sens unique pour elle, une paire d’oies qui s’embrassent, et un élan travesti au nom absurdement choisi de Lisa Hanawalt. Quand un journaliste nommé, hum, Michael DeForge débarque pour interviewer Sticks dans le cadre de sa biographie sur elle, elle le frappe aussitôt et l’enterre jusqu’au cou, l’immobilisant complètement. À la place, Sticks raconte sa traversée de la forêt, se remémorant des épisodes marquants de son passé bien rempli dans ce qui devient une étrange forme d’autobiographie. Les dialogues pleins d’esprit de DeForge et sa narration pince-sans-rire créent un monde bizarre, et pourtant étrangement familier. Sticks Angelica, Folk Hero joue avec l’autobiographie, la biographie et l’hagiographie pour explorer la façon dont on construit sa propre identité et comment les autres perpétuent les rôles qu’on leur assigne dans nos drames personnels.
Langue : anglais
Nombre de pages : 96
Taille (en pouces) : 7.6 x 11.2
Créateur(s) : Michael DeForge