Wendy est une artiste contemporaine en devenir, dont les aventures l'ont menée dans des galeries, des vernissages et des soirées à Los Angeles, Tokyo et Toronto. Dans Wendy, Master of Art, l'esprit malicieux et le commentaire social de Walter Scott s'attaquent à la culture des MFA, alors que notre héroïne décide de se poser pour terminer un master en beaux-arts à la University of Hell, dans une petite ville de l'Ontario.
Enfin, Wendy a l'espace nécessaire pour affiner sa pratique artistique, mais dans ce calme, toutes ses insécurités et ses peurs non résolues explosent à plein volume — généralement avec la gueule de bois. Qu'est-ce que l'objet post-jungien en tant que symbole ? Comprendra-t-elle un jour les lectures de son cours — ou elle-même ? Et si elle n'était tout simplement pas assez intelligente ? Tandis qu'elle évolue en tant qu'artiste et en tant que personne, Wendy se retrouve aussi dans un poste d'enseignement, à encadrer une étudiante de premier cycle perpétuellement en larmes et obsédée par ses notes.
La vision drôlement mordante de Scott sur les prétentions des écoles d'art n'est pas le seul sujet du livre. Wendy, Master of Art aborde aussi la politique des relations ouvertes et du polyamour, l'activisme performatif, la précarité d'une vie dans les arts, ainsi que les complexités de l'identité de genre, du travail du sexe, de l'usage de drogues, et plus encore. Au fond, c'est un livre sur les échanges au sein d'une communauté — sur quelqu'un qui apprend à naviguer entre empathie et limites, et à se respecter elle-même. C'est profondément drôle et infiniment parlant, tandis qu'on voit Wendy grandir, passant de fille Millennial des soirées arty à artiste accomplie, amie, prof — et Master of Art.