Ce roman graphique semi-autobiographique d’Anja Dahle Øverbye, consacré à une jeune fille confrontée au harcèlement et en quête d’acceptation, a remporté le prix de la BD norvégienne de l’année en 2016. C’est un premier livre impressionnant, inspiré par le nord-ouest de la Norvège où elle a grandi. Les « dog days » sont un phénomène de la fin de l’été. Selon le folklore, durant cette période, il fait une chaleur étouffante, la vase remonte à la surface de l’eau, la nourriture tourne et les chiens peuvent plus facilement devenir fous. C’est à ce moment de l’année que nous faisons la connaissance d’Anne, à mi-chemin entre l’enfance et l’adolescence. Cet été-là, la chaleur lourde, suffocante et moite influence ses relations avec ses amis comme avec sa famille. Sa meilleure amie, Marielle, veut passer du temps avec Carrie, un peu plus âgée. Quand les deux se rapprochent, Anne se retrouve mise de côté. Elle est trop jeune pour aller au club des jeunes, et trop agitée pour trouver autre chose à faire. Est-ce qu’elle et Marielle peuvent redevenir proches ? Et jusqu’où est-elle prête à aller pour que ça arrive ? Les illustrations, réalisées avec sensibilité au crayon et dans un style très détaillé, témoignent d’une fine compréhension de la nature humaine. Les paysages de l’ouest de la Norvège jouent un rôle central dans l’histoire.