Par le maître moderne de l’horreur Gou Tanabe, voici l’adaptation en manga de The Shadow Out of Time de H.P Lovecraft. Publié pour la première fois en 1936 dans le légendaire pulp magazine Astounding Stories, ce récit complet est réuni en un seul volume avec une page de titre rapportée imprimée à l’encre dorée métallisée et huit pages en couleur !
Le professeur Peaslee de Miskatonic University se comporte de façon très étrange : aurait-il perdu la raison ? Non… c’est sa raison qui l’a quitté !
Vivre à Arkham, enseigner à Miskatonic University… ça ne veut pas dire qu’on s’intéresse forcément à l’occulte, à l’anormal. C’était toujours l’avis de Nathaniel Wingate Peaslee, respectable professeur d’économie politique. Jusqu’à ce jeudi de 1908 où le professeur Peaslee, au lieu de voir ses étudiants dans l’amphithéâtre, commença soudain à distinguer d’étranges formes occupant une chambre grotesque. Il s’effondra, inconscient, et lorsqu’il revint à lui, il était étrange… très étrange.
Apparemment incapable de se souvenir de son identité, l’esprit logé dans le corps de Nathaniel Peaslee semblait curieusement peu intéressé par la personne qu’il avait été. Les psychologues en restaient perplexes : au lieu de chercher à retrouver ses anciens souvenirs, il se mit à étudier de façon obsessionnelle le monde qui l’entourait, voyageant dans des contrées lointaines, lisant des ouvrages occultes, troublant les autres par ses visions singulières du temps et de l’existence. Il s’aliéna et effraya son entourage — ses amis, sa femme, et même la plupart de ses enfants — à l’exception de son plus jeune fils, convaincu qu’un jour Nathaniel Peaslee reviendrait.
Puis, en 1913, le professeur Peaslee revint bel et bien, sans aucun souvenir de cette étrange parenthèse, mais profondément troublé par les rêves et les visions qu’elle lui avait laissés. Sa quête pour retrouver les cinq années disparues de sa vie le mènera vers d’autres cas de perte d’identité semblables au sien… puis, finalement, vers une cité antique au cœur du désert australien — d’où une race disparue depuis longtemps projette encore son ombre hors du temps.