L’un des Grands Romans américains des 100 dernières années selon The Atlantic. Il y a des années, quand House of Leaves a commencé à circuler sous le manteau, ce n’était rien de plus qu’un tas de feuilles mal assemblées, dont certains fragments refaisaient parfois surface sur Internet. Personne n’aurait pu prévoir le petit mais fervent culte que cette histoire terrifiante allait bientôt susciter. D’abord adopté par un étrange mélange de jeunes marginaux — musiciens, tatoueurs, programmeurs, strip-teaseuses, écologistes et amateurs de sensations fortes — le livre a fini par arriver entre les mains de générations plus âgées, qui non seulement se sont reconnues dans ces pages à la mise en forme si étrange, mais y ont aussi trouvé un chemin de retour vers la vie de leurs enfants dont elles s’étaient éloignées. Désormais disponible en livre, avec les mots en couleur d’origine, les notes de bas de page verticales et les deuxième et troisième annexes, le récit reste inchangé. De la même façon, la fascination culturelle pour House of Leaves demeure aussi intense et inventive que jamais. Le roman a depuis inspiré des cours universitaires de niveau doctorat, des mémoires de master, des phénomènes culturels comme la légende urbaine en ligne des « backrooms », ainsi que d’incroyables œuvres d’art dans des médiums totalement différents, de la musique au jeu vidéo. Ni le photojournaliste récompensé par le prix Pulitzer Will Navidson, ni sa compagne Karen Green n’étaient prêts à affronter les conséquences de l’impossibilité de leur nouvelle maison, jusqu’au jour où leurs deux jeunes enfants se sont égarés et où leurs voix ont commencé à faire revenir, de façon inquiétante, une autre histoire — celle d’une obscurité peuplée de créatures, d’un abîme sans cesse grandissant derrière la porte d’un placard, et de ce grognement impie qui, bientôt, déchirerait leurs murs et engloutirait tous leurs rêves.